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Favoriser le retour des employés boomerang

19 janvier 2018

Stéphanie Fissette, B.A.A., M. Sc., CRHA
Conseillère en gestion des personnes en milieu de travail

 

La rareté de la main-d’œuvre incite les organisations à rivaliser de stratégies pour développer de nouveaux bassins de recrutement. Solliciter d’anciens employés partis à la retraite et relancer des étudiants talentueux sont dorénavant des pratiques courantes dans l’industrie. Jusqu’à tout récemment, les employeurs étaient toutefois méfiants et peu enclins à réembaucher des employés ayant quitté volontairement leur poste pour un compétiteur.

Pourquoi devrait-on courtiser ses « ex »

Contexte oblige, les recruteurs sont maintenant plus ouverts à l’idée de réembaucher ces employés « boomerangs ». Plutôt que de les percevoir comme des infidèles et des déserteurs, ils sont maintenant considérés comme un bassin de talents et une opportunité à saisir.

 

Tout d’abord, comme ces candidats sont déjà connus de l’organisation, il y a donc beaucoup moins d’erreurs de recrutement. En prime, leur expérience dans une autre organisation leur a souvent permis de développer de nouvelles compétences et d’expérimenter d’autres façons de faire.

 

Sur le plan psychologique, le retour d’un bon employé envoie aussi un message fort: l’herbe n’est pas nécessairement plus verte ailleurs… Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les employés boomerangs sont souvent plus fidèles lorsqu’ils reviennent dans l’entreprise.

 

Plusieurs bonnes raisons peuvent pousser les employés à retourner dans une organisation. Plus souvent qu’autrement, les employés boomerangs ont démissionné car ils ne voyaient pas d’opportunité à court terme dans leur emploi. Lorsque la situation change, leur perception aussi.

 

Dans d’autres cas, les employés boomerang reviennent très rapidement après leur départ. Il faut savoir que les premiers mois à l’emploi dans une organisation sont ceux où le taux de roulement est le plus élevé. Il arrive fréquemment que les recrues soient déçues de leur nouveau boulot. Si vous avez chaleureusement ouvert la porte à leur réembauche, il y a de fortes chances pour qu’ils reviennent avec soulagement au bercail.

Ce n’est qu’un au revoir…

Il appartient donc au gestionnaire d’adopter une attitude favorisant le retour des employés. Le départ du salarié doit se faire dans un climat d’ouverture : sa démission ne signifie pas la fin, mais plutôt le début d’une nouvelle relation.

 

Les anciens salariés viennent ainsi enrichir le réseau d’affaires de l’organisation. Différentes activités de réseautage peuvent donc être envisagées pour garder contact et conserver le lien. Ils peuvent être invités à des activités de reconnaissance, des événements spéciaux, des 5 à 7 etc. Bon nombre d’hôtels et de restaurants ont créé des groupes Facebook et LinkedIn pour informer leurs anciens employés de l’évolution de l’entreprise et des opportunités de carrière.

 

L’employeur et le salarié ont tous deux intérêt à conserver d’excellentes relations et à soigner leur réputation respective. Si l’employé cherche souvent à conserver la qualité de la relation pour d’éventuelles références professionnelles, il devrait en être de même pour l’employeur. Ce n’est peut-être pas votre ancien employé que vous recruterez, mais celui-ci pourrait vous ouvrir les portes de son réseau personnel.

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