« En tourisme, on apprend en avançant » — Parcours d’une gestionnaire à l’ARF Québec
Arrivée à l’ARF Québec en 2015, Agathe y a occupé différents postes avant de devenir adjointe de direction en 2022. Véritable pilier du fonctionnement quotidien de l’organisation, elle soutient la direction et les équipes grâce à sa rigueur, son sens de l’organisation et sa connaissance approfondie des réalités du terrain. Son parcours met en lumière un métier essentiel, à la fois polyvalent, stratégique et humain.
Je n’avais pas prévu de travailler en tourisme. Mon parcours a commencé dans l’éducation, et me voilà aujourd’hui adjointe de direction à l’ARF Québec, une association qui regroupe les agences réceptives et forfaitistes du Québec. Comme beaucoup dans notre industrie, j’ai appris en marchant : à gérer des projets, à les structurer, les coordonner avec des équipes et des partenaires, et surtout à naviguer dans la réalité d’un OBNL où chaque ressource doit être optimisée.
« Une Association Touristique Sectorielle ne peut avancer sans appui et vision à long terme. On travaille en projets, avec des objectifs très concrets et TOUJOURS en mode collaboratif.»
C’est ce qui m’a poussée à retourner me former. J’ai bonifié ma technique en tourisme en obtenant un certificat d’attestation d’études collégiales d’ajointe de direction au Collège de Maisonneuve pour renforcer mes compétences et mieux soutenir ma direction. Petit à petit, je suis devenue une sorte de courroie de transmission : entre les besoins des membres, la vision stratégique de ma directrice et la réalité du terrain.
Apprendre, transmettre, coordonner
Mon rôle est multiple : je coordonne les relations avec nos membres — des PME jusqu’aux grandes entreprises —, en fonction de leurs projets, je les guide au mieux à travers nos différents programmes d’accompagnement. Je m’occupe de nos événements, de la relation avec nos fournisseurs et j’agis aussi à titre de secrétaire lors des réunions de notre conseil d’administration. La transversalité des compétences requises, c’est ce qui me passionne. On apprend chaque jour, on écoute, on adapte.
Notre programme d’accélération à la forfaitisation illustre d’ailleurs très bien cette approche : on introduit les entreprises touristiques au réseau de distribution québécois. On les amène à comprendre comment bâtir une offre commercialisable, leur permettant de se positionner autant au Québec qu’à l’international, via nos agences.
« Notre objectif ? Démocratiser l’accès au marché et soutenir une offre touristique plus durable et plus étalée dans le temps. »
Une industrie qui se réinvente
La pandémie a bouleversé notre écosystème. À l’époque, le ministère du Tourisme a monté une cellule de crise collaborative, permettant à toutes les parties prenantes associatives de garder le tourisme actif au Québec, malgré les restrictions. Aujourd’hui encore, on reconstruit. Et il faut suivre : les tendances durables, l’IA, les nouvelles attentes des clientèles. En OBNL, on peut s’essouffler à courir derrière les innovations, mais on n’a pas le choix : il faut rester compétitifs et pertinents pour accompagner nos entreprises.
Le tourisme, un espace d’évolution
Avant, je voulais enseigner. Finalement, c’est le tourisme qui m’a permis d’apprendre — et d’enseigner autrement. J’ai compris que c’est une industrie douce, où les parcours sont transversaux : événementiel, hôtellerie, RH, opérations… Tout communique, la coopétition est stimulante. Si on est curieux, on peut bouger, changer de rôle, évoluer sans quitter l’industrie.
Mes apprentissages
Adaptabilité, écoute, gestion du stress, ouverture à la technologie : ce sont les compétences que j’ai développées au fil du temps. J’apprends aussi à protéger ma santé mentale et à garder du temps pour moi lors de voyage notamment mais surtout j’ai appris à me rappeler qu’on ne sauve pas des vies, même quand la pression monte.
« En tourisme, on travaille avec des passionnés. C’est une grande piscine d’humains qui mettent leur cœur sur la table — et c’est ce qui fait toute la beauté de ce métier. »
Entrevue réalisée en novembre 2025
Le CQRHT remercie chaleureusement Agathe pour son temps et sa passion envers l’industrie.
Le tourisme d’affaires face aux enjeux de l’accessibilité
Le tourisme d’affaires québécois, et plus particulièrement celui qui se déploie dans les grands centres urbains, se caractérise par une forte internationalisation de ses activités. Cette situation amène les organisateurs d’événements à collaborer avec des équipes issues de diverses cultures et à accueillir des participants ayant des sensibilités culturelles différentes des nôtres.

