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Les personnes judiciarisées, un énorme bassin de main-d’œuvre inexploité

 

Plus de 10 % des adultes québécois ont un casier judiciaire. Alors que leurs antécédents constituent un obstacle à l’emploi pour beaucoup d’entre eux, ils composent un intéressant vivier de ressources pour les entreprises en tourisme.

 

Le casier judiciaire est source de préjugés tenaces et injustifiés. Pas moins de 750 000 Québécois figurent dans un registre administré par la Gendarmerie royale du Canada pour avoir commis au moins une infraction criminelle en contravention de lois tels que le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. (Cela ne veut pas dire que plus d’un Québécois a agressé ou volé un de ses concitoyens…)

 

Beaucoup de casiers judiciaires sont dus à un excès d’alcoolémie au volant. Chacun peut connaître, dans sa famille ou dans son entourage, une personne qui a commis une faute lui donnant un casier judiciaire. Par contre, lorsque justice a été rendue et que la personne a payé son dû à la société, elle ne devrait pas en souffrir dans sa vie professionnelle par la suite.

– Yan Chantrel, coordonnateur du Comité consultatif pour la clientèle judiciarisée adulte (CCCJA)  [1]

 

 

La majorité des personnes reconnues coupables d’une infraction ou d’un acte criminel n’ont qu’un souhait : tourner la page et repartir sur de nouvelles bases. Ainsi, chaque semaine, des personnes ayant des compétences et des profils très variés sortent de détention et veulent retrouver une place dans la société.

 

De façon générale, ces personnes ont un grand besoin de valorisation, et celles qui cherchent du travail sont très motivées. Elles sont aussi plus ouvertes à des changements de carrière et de région géographique. Elles sont donc très réceptives aux propositions des employeurs de tous horizons.

– Yan Chantrel

Des candidats disponibles et particulièrement motivés

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, une période de détention n’interrompt pas forcément l’évolution professionnelle d’un individu. « Beaucoup de détenus développent des compétences et des savoir-faire, par exemple en effectuant des travaux à la buanderie ou ailleurs », explique Yan Chantrel.

 

De plus, tous les centres de détention au Québec proposent un service d’employabilité pour faciliter la réinsertion des détenus une fois leur peine purgée. Ils sont donc mis au courant des changements dans le marché du travail.

 

Après leur sortie de détention, certains choisissent de consulter un des organismes spécialisés dans l’aide à la réinsertion.

 

Les personnes judiciarisées qui fréquentent ces organismes démontrent une forte motivation

– Yan Chantrel

 

Même si ces organismes n’agissent pas comme des agences de placement, ils aident volontiers les employeurs qui les contactent à identifier, parmi les personnes judiciarisées qu’ils connaissent, celles qui répondraient le mieux à un besoin particulier.

 

Pour les entreprises en tourisme à la recherche d’employés, cela vaut vraiment la peine de contacter un organisme d’aide à la réinsertion. Les personnes judiciarisées constituent un bassin de main-d’œuvre diversifiée, disponible et très motivée. En plus, chaque entreprise qui emploie un ancien détenu évite qu’il se marginalise et retombe dans la criminalité. C’est une contribution sociale dont ces employeurs peuvent être fiers..

– Yan Chantrel

 

[1] Les comités consultatifs possèdent une connaissance approfondie des besoins des groupes sous-représentés sur le marché du travail et des contraintes auxquelles ils sont soumis.

 

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