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3 conseils pour réussir l’intégration de nouveaux employés immigrants

Environ 50 000 nouveaux immigrants arrivent au Québec chaque année. Ils sont jeunes (la majorité a entre 15 et 44 ans), qualifiés (78% possèdent au moins un diplôme collégial), la moitié parle français et la majorité des nouveaux arrivants cherchent du travail. Comment réussir l’intégration de ces travailleurs dans votre entreprise?

 

« Les travailleurs nouvellement immigrés ne font pas qu’intégrer une équipe de travail : ils intègrent une communauté au sein d’une société qu’ils apprennent à découvrir. Le défi d’intégration est ainsi forcément plus complexe », dit Corinne Cauveau, chef d’équipe des volets intégration au marché du travail et régionalisation à ALPA Montréal, un organisme offrant des services d’aide à l’emploi auprès des nouveaux arrivants.

 

Le jeu en vaut toutefois la chandelle. Non seulement les employeurs qui réussissent cette intégration profitent d’employés compétents, mais ils les conservent en général longtemps. En effet, les travailleurs immigrants se démarquent par leur loyauté envers leur employeur, en plus de leur grande motivation à l’ouvrage. Voici trois conseils pour vous guider dans vos efforts d’intégration

1 – Chercher à intégrer la personne immigrante et sa famille, pas seulement l’employé

 

Les travailleurs immigrants arrivent bien souvent accompagnés d’un(e) conjoint(e) et d’enfants. Leurs préoccupations et intérêts ne se limitent donc pas aux quatre murs de leur nouvel espace de travail : ils pensent aussi à leur conjoint(e) à la maison qui peine à apprendre le français, au petit qui n’a pas encore de place en CPE, à l’aîné qui se questionne déjà sur les écoles secondaires.

 

La famille peut se sentir isolée, particulièrement en région. L’employeur devrait s’en préoccuper, par exemple en prenant soin d’organiser des activités sociales qui ne mettent personne à l’écart.

– Corinne Cauveau

 

Un 5 à 7 familial, en format potluck, auquel on invite personnellement l’employé immigrant et sa famille au lieu de se contenter d’une invitation générique par courriel, pourrait être une occasion de socialisation simple et peu intimidante.

 

Les travailleurs immigrants aspirent aussi à reconstruire une vie sociale. Se sentir bien dans son milieu peut faire toute la différence dans le succès d’une intégration.

2 – Former l’employé sur le formel, mais aussi sur l’informel

 

La première journée, on explique à tout nouveau travailleur ses tâches et ses responsabilités, on lui présente ses collègues et son nouveau poste de travail, on lui donne les codes d’accès et des documents sur l’entreprise et ses valeurs. Mais, dans le cas d’un nouvel immigrant, il faut aussi expliquer ce qui apparaît a priori comme « allant de soi » pour une personne native de la région ou au service de l’entreprise depuis longtemps :  l’heure du lunch, doit-on impérativement la prendre à la cafétéria? Quelles sont les options quand le petit est malade? Est-il bien vu de regarder son supérieur dans les yeux?

Le travailleur immigrant a besoin d’aide pour comprendre les nouvelles valeurs culturelles qui touchent, par exemple, la communication en entreprise, l’espace vital de chacun, l’apparence et le code vestimentaire, la gestion du temps et la nature des relations sociales, selon le niveau hiérarchique et les sexes. Il se peut qu’il ignore beaucoup des petites subtilités culturelles essentielles aux bonnes relations professionnelles.

– Corinne Cauveau

 

Corinne Chauveau recommande la désignation d’un mentor pour faciliter ce partage de connaissances informelles dans un climat de confiance, propre aux confidences et aux questions. « C’est encore mieux si l’accompagnateur est de la même nationalité que la personne immigrée », suggère la professionnelle en immigration. À défaut de pouvoir faire travailler l’employé et son mentor aux mêmes horaires, on peut faire en sorte qu’ils se chevauchent afin de maximiser les occasions de contact.

3 – Présenter un climat de travail ouvert

 

Une entreprise est accueillante si ses employés le sont aussi. Le supérieur du nouvel arrivant devrait, autant que possible, être formé à la gestion des différences culturelles. Il peut ainsi mieux préparer ses équipes de travail à l’arrivée du nouveau venu.

 

Parfois, une entreprise doit faire des accommodements pour intégrer un employé immigrant. Dans un tel cas, afin d’éviter toute tension interne, le gestionnaire devrait expliquer à ses équipes que les accommodements ne sont pas un traitement de faveur.

Il pourrait justifier ces mesures par un souci d’équité : l’employeur s’efforce de répondre équitablement aux besoins de chaque employé. Or, ces besoins varient d’un individu à l’autre. L’employeur s’adapte aux besoins de l’employé immigrant, qui sont plus importants pendant son intégration.

– Corinne Cauveau

 

Enfin, le supérieur immédiat se doit d’être attentif et d’encourager les échanges avec le nouvel employé : les travailleurs immigrants craignent bien souvent de paraître incompétents s’ils posent des questions. La spécialiste en intégration suggère à chaque gestionnaire de dire simplement à l’employé – et de lui répéter plusieurs fois par la suite – qu’il demeure disponible en tout temps, réceptif aux questions et aux suggestions, et qu’il tient à ce que l’employé se sente bien. Pour le gestionnaire, cela va peut-être sans dire, mais pour faciliter une bonne intégration, mieux vaut l’exprimer clairement.

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