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Auberge du Lac Morency : occuper et outiller son monde

 

Nichée sur la pointe du lac Morency, l’auberge de 126 chambres et appartements a trouvé sa recette pour conserver ses employés non seulement d’une année à l’autre, mais aussi sur une période saisonnière plus longue que prévue.

 

« Je me sens responsable de mon monde ; mes 130 employés ont une famille et je veux réussir à les faire travailler », dit François Péloquin, directeur de l’Auberge du Lac Morency à Saint-Hippolyte, dans les Laurentides.

 

En plus de ses efforts concluants des dernières années pour attirer les touristes internationaux, le gestionnaire a choisi de placer la polyvalence au cœur de sa stratégie d’embauche et d’utiliser les outils de travail comme instruments de rétention.

 

Embaucher des talents multiples

 

La neige fond plus vite que prévu, ce qui rend les sentiers de motoneige impraticables ? À l’Auberge du Lac Morency, un guide de motoneige demandera tout naturellement au superviseur en maintenance si son équipe veut un coup de main pour nettoyer le sable des chemins.

 

« Bien entendu, c’est toujours sur une base volontaire, dit François Péloquin. Mais si un de nos employés a besoin de travail en plus du poste temporaire auquel il est attitré, on va tenter de lui en trouver à travers les différents départements de l’auberge. »

 

Je réussis ainsi à garder mes meilleurs guides, qui subissent souvent une période creuse entre la saison de motoneige et celle de VTT.

– François Péloquin

 

Ces employés devraient autrement se résoudre à solliciter une prestation d‘assurance-emploi… ou à aller voir ailleurs. Comme la direction de l’Auberge tient à occuper son monde, l’aide extérieure est rarement sollicitée. « On veut tout faire nous-mêmes », résume François Péloquin.

 

Ainsi, plutôt que d’embaucher des équipes externes pour les grands ménages, le directeur planifie ces derniers entre deux hautes saisons. « Au lieu de voir leur nombre d’heures réduit, les employés en entretien vont nettoyer les plafonds, les murs, les rideaux, les tapis, bref, tous les gros morceaux qu’on ne lave pas systématiquement pendant les mois de forte affluence », dit François Péloquin. 

 

L’Auberge du Lac Morency va jusqu’à concevoir et fabriquer ses propres meubles.

 

On a d’abord engagé un ébéniste à forfait pour apprendre ses méthodes de travail. Maintenant, on fabrique nos meubles en toute autonomie ! Nos employés ont développé de nouvelles habiletés, et ils en sont extrêmement fiers.

– François Péloquin

Bien les outiller

 

Produire des meubles, ça prend des outils, de même que réparer des tuyaux de plomberie brisés, balayer le sable des rues, nettoyer à sec des tapis… Pour être capable de tout faire, il faut avoir à peu près tout en main !

 

J’ai choisi d’investir dans le matériel. Nos employés ont besoin de quelque chose ? On l’a dans notre garage.

– François Péloquin

 

Il a remarqué qu’il épargne ainsi beaucoup de frustration à ses employés, qui ne subissent pas le stress de tenter de faire du bon travail avec des outils manquants ou de moindre qualité. Ce souci d’investir dans de l’équipement performant lance aussi un message fort : l’apport des employés est important, et leur employeur n’hésite pas à engager des dépenses qui font une différence dans leur quotidien.

 

« On les outille pour qu’ils puissent exprimer leur talent comme il se doit, et on leur permet de diversifier leur contribution selon les possibilités à l’interne : nos actions prouvent qu’on tient à eux », résume François Péloquin. Et ça fonctionne!

 

Un problème de pénurie de main-d’œuvre ? Quel problème ?

– François Péloquin

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