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Comment se porte votre taux de roulement?

Avec une main-d’œuvre composée en fortes proportions de jeunes et d’étudiants, l’industrie touristique compose depuis longtemps avec un roulement de personnel élevé. Jusqu’à récemment, cette situation ne préoccupait pas particulièrement les employeurs, habitués à recruter et former de nouveaux employés. Avec un bassin de candidats plus restreint, la fidélisation devient maintenant un sujet brûlant d’actualité.

 

Pour savoir si votre organisation éprouve des difficultés à fidéliser son personnel, il faut tout d’abord observer l’évolution de son taux de roulement.

Ce qui ne peut pas être mesuré, ne peut pas être géré.

– Peter Drucker

 

 

Un indicateur RH simple à mesurer

 La formule :

 

 Formule pour calculer le taux de roulement

 

Source 

 

Généralement, on exclut de ce calcul les départs à la retraite, les stages et les congés de maternité. Pour le nombre total d’employés, vous devez établir une période de référence, par exemple une année ou une saison.

 

Une fois votre taux de roulement calculé, créez-vous un tableau de bord (un simple chiffrier Excel) afin de suivre l’évolution. Si votre organisation est assez grande, vous pouvez mesurer et comparer le roulement des différents points de services ou des catégories professionnelles.

 

Faites ensuite un peu de « benchmarking » pour savoir comment vous vous positionnez comme employeur. Selon Emploi Québec, en 2015, le taux de roulement du secteur de l’hébergement et de la restauration au Québec était de 21% alors qu’il était de 16% pour l’information, la culture et les loisirs.

 

Des coûts considérables

Un taux de roulement élevé peut entraîner plusieurs conséquences fâcheuses comme la diminution du niveau de service, la détérioration de la qualité ou encore une perte de croissance pour l’organisation.

 

Le roulement a aussi un coût financier important. On estime généralement les coûts à plus de 20 à 30% du salaire annuel pour un emploi peu qualifié, alors qu’il peut atteindre 300% pour un directeur général. En guise d’exemple, le départ de votre cuisinier pourrait donc vous coûter plus de 10 000$ (en coûts directs et indirects), en plus de menacer sérieusement votre pérennité.

 

Les solutions sont plus près que vous le croyez…

Votre taux de roulement est préoccupant et vous ne savez pas pourquoi? Vos employés détiennent les réponses que vous cherchez. Ouvrez le canal de communication, consultez-les sur leur niveau de satisfaction et sollicitez leurs suggestions. Lors d’un départ volontaire, recherchez les véritables raisons de la démission. Les entrevues de départ structurées constituent un excellent moyen d’obtenir de la rétroaction.

 

Voici quelques pistes à considérer pour vos interventions: la conciliation travail-vie personnelle, le soutien du gestionnaire immédiat, le climat de travail, le salaire et les avantages sociaux, l’intérêt des tâches à faire, la progression de carrière, etc.

 

La reconnaissance est aussi un ingrédient clé, souligne Pierre Marc Tremblay, PDG de Pacini. Selon lui, le programme de reconnaissance de Pacini a permis de réduire le taux de roulement du personnel de 140% en 2000 à 37% en 2012, soit un des plus bas taux en restauration à l’époque.

 

Un investissement profitable

Les investissements en fidélisation vous permettront de diminuer les coûts du roulement. Une petite augmentation de salaire consentie ne paraît plus si importante si on la compare au coût global d’un départ. 

 

De plus, en investissant dans la fidélisation, vous faites d’une pierre deux coups: vous rendez par le fait même votre entreprise plus attrayante et rehaussez votre image comme employeur de choix.

 

 

Sources :

 

Bernard Dubé et Yvan Dubuc, Un faible taux de roulement en restauration? Oui, c’est possible!

Emploi Québec, Rapport synthèse – Enquête sur le recrutement, l’emploi et les besoins de formation dans les établissements Au Québec (EREFQ), Édition 2014-2015

Michèle Laliberté, Taux de roulement et fidélisation du personnel, deux bêtes noires du tourisme, Réseau de veille en tourisme.

Michèle Laliberté, Les saisons passent et les employés aussi,  Réseau de veille en tourisme.

Stéphane Simard, Entrevue : Pierre Marc Tremblay (PDG) restaurant Pacini!

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