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3 pistes pour bien intégrer des travailleurs retraités dans un nouvel emploi

 

Continuer à contribuer : voilà ce qui motive les préretraités et les retraités à remettre la main à la pâte pour quelques années encore. Lorsqu’on réussit à les attirer comme nouveaux employés, comment réussir leur intégration pour bénéficier ensuite de leur expérience le plus longtemps possible ?

 

Les candidats de 60 ans et plus qui cherchent un emploi expliquent souvent leur démarche en disant : je sens que j’ai encore quelques années à donner .

– Chantal Proteau, directrice générale de la Coalition des 45 ans pour l’emploi

 

Au moment de les recruter, impossible de savoir pour combien d’années ces travailleurs expérimentés feront une contribution à l’entreprise. Selon Chantal Proteau, leur longévité en emploi dépend en général de leur état de santé, de celui de leur conjoint(e) et de celui de leurs parents vieillissants. Les entreprises n’ont donc pas de contrôle sur les facteurs qui pousseront un jour ces travailleurs à quitter le marché du travail. Mais en saisissant bien ce qui les motive à rester actifs – ce grand désir de contribuer et d’aider –, les employeurs peuvent développer une stratégie d’intégration efficace. Elle pourrait comprendre les trois composantes suivantes :

1. Une reconnaissance adaptée

 

Les travailleurs expérimentés apprécient que leur arrivée soit soulignée, à condition que ce soit fait simplement. L’employeur doit freiner son réflexe de vanter leur longue expérience ou leurs exploits passés. Ce n’est pas ce genre de reconnaissance que les travailleurs expérimentés recherchent.

Si un nouvel employé se présente pour travailler comme aide-cuisinier dans un restaurant, il n’a pas envie d’être accueilli comme l’ancien chef qu’il a déjà été.

– Chantal Proteau

Mieux vaut introduire le nouvel employé auprès de l’équipe en précisant sa place et le rôle qu’il va jouer dans l’entreprise. Ses contributions à venir l’intéressent davantage – et le valorisent mieux – que ses réalisations passées.

2. Un mentorat productif

 

Pour un nouvel employé, quel que soit son nombre d’années d’expérience antérieure dans d’autres entreprises, l’apprentissage de son nouveau rôle par le jumelage avec un employé volontaire peut être sécurisant. Un écart d’âge significatif entre le mentor et le nouvel employé n’est pas forcément une mauvaise chose. L’important est que le mentor connaisse et communique bien ce que le travail, l’entreprise, l’environnement ou la clientèle ont de spécifique, pour que le nouvel employé puisse apprivoiser rapidement son nouveau contexte professionnel.

 

Inversement, selon Chantal Proteau, il faut éviter de donner trop rapidement un rôle de mentor à un travailleur expérimenté qui vient de joindre l’entreprise: « Il pourrait y voir une forme de reconnaissance; mais certains travailleurs ne se trouvent pas à l’aise en position de mentor, même s’ils sont plus âgés et ont beaucoup d’expérience. 

3. Un climat de travail agréable et respectueux

 

La Coalition des 45 ans pour l’emploi qualifie les travailleurs expérimentés de solidaires auprès de leurs collègues et de fidèles auprès de leur employeur. On se rappelle leur motivation principale : aider. Ils s’intègrent d’autant mieux chez un nouvel employeur que le climat de travail y est agréable et que les relations humaines y sont saines.

 

En revanche, ils supportent difficilement un manque de communication de la part de leur supérieur: « Mon apport a-t-il un réel impact? Suis-je bien à la bonne place pour apporter une contribution? », risquent-ils de se demander.

 

Comme ils considèrent bien souvent un emploi à temps partiel ou saisonnier comme un complément à leurs projets de retraite, ils préfèrent généralement un horaire de travail stable et prévisible qui leur permet d’organiser leur temps de loisirs.

Ils ne sont pas contre donner un coup de main occasionnel pour dépanner un collègue dont les enfants sont malades, bien entendu, mais les employeurs ne devraient pas attendre d’eux une flexibilité à tout coup.

– Chantal Proteau

 

Carrière, heures supplémentaires, emphase sur la performance… tout ça ne les intéresse plus beaucoup. Ils ont déjà donné ! Mais ils sont encore enthousiastes à l’idée d’apporter leur contribution. C’est une belle occasion à saisir et qui mérite bien quelques efforts d’intégration, de sorte que leur retraite active soit également productive pour les entreprises touristiques.

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