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2021 a été plus difficile encore que 2020 au plan de l’emploi : elle a surtout été marquée par l’imprévisibilité des emplois et le manque de main-d’oeuvre *

 

*Ces données sont tirées de l’Enquête sur la population active (EPA) réalisée tous les mois par Statistique Canada. La période de collecte de données débute à la deuxième semaine de chaque mois et se déroule du dimanche au samedi. Les données de décembre 2021 ont été recueillies avant la mise en place des mesures de confinement en lien avec le variant Omicron.

 

Analyse comparative

Alors que le Québec est en voie de retrouver les emplois d’avant la pandémie, le tourisme compte, quant à lui, 24 % moins d’emplois à la fin de 2021.

Comparaison pré-pandémie : le tourisme comptait 458 700 emplois en février 2020 contre seulement 347 100 en décembre 2021, soit 111 600 de moins qu’avant la pandémie (-24 %).

Comparaison mois à mois : il y avait 25 % moins d’emplois en tourisme en décembre 2021 comparativement à décembre 2019.

Comparaison avec le mois précédent : En décembre 2021, les emplois ont augmenté de 2,0 % par rapport à novembre. Il s’agit d’une hausse mensuelle légèrement plus élevée que celle observée en 2020 (+1,1%) mais beaucoup plus basse qu’avant la pandémie (+5,5%).

 

Comparativement à 2020, les emplois en tourisme ont été en hausse à tous les mois de 2021. Les mois de juillet à septembre ont toutefois fait exception.

Variation juillet 2020-2021 : 7 500 emplois de moins (-1,9%)

Variation août 2020-2021 : 16 400 emplois de moins (-4,1%)

Variation septembre 2020-2021 : 35 200 emplois de moins (- 9,0%)

L’importante baisse des emplois en septembre est particulièrement préoccupante compte tenu que la saison touristique continuait de battre son plein. Elle témoigne sans aucun doute des impacts de la pénurie de main-d’œuvre, particulièrement au regard du retour en classe des étudiants.

 

Évolution des emplois : ensemble du tourisme et ses secteurs

Tourisme

 

Hébergement

L’hébergement demeure le secteur le plus éprouvé par la pandémie au plan des emplois.

Les emplois en 2021 sont en baisse, même comparativement à 2020.

 

Restauration

La restauration poursuivait sa lente ascension vers la normalité en 2021.

Cette ascension est restée toutefois marquée par une très grande imprévisibilité, quasi inexistante avant la pandémie.

 

Loisirs et divertissements 

Secteur très saisonnier, les pics de l’été ont à peine atteint le niveau d’emploi de basse saison d’avant la pandémie.

Les emplois en basse saison durant la pandémie affichent une plus grande imprévisibilité qu’avant.

 

Services de voyages

Ce secteur a quasiment dépassé son niveau prépandémique en début d’année. Il a cependant fortement chuté par la suite.

Note : Les données du secteur des services de voyages sont à utiliser avec prudence dû au faible nombre de répondants.

 

Transport de personnes 

Bien que la pandémie ait eu des impacts importants sur les emplois qui sont liés au transport aérien, ce secteur, outre de fortes diminutions des emplois en juillet et août, n’a pas connu des fluctuations aussi importantes que les autres secteurs du tourisme, probablement en raison de l’apport des autres modes de transport.

 

Un taux de chômage qui avoisine celui de l’ensemble du Québec  : le tourisme a perdu une grande part du bassin de main-d’œuvre qu’il lui faut pour la reprise

 

Le tourisme compte plus de 110 000 emplois de moins qu’avant la pandémie. Son taux de chômage n’est toutefois que de 4,9%. En janvier, le taux de chômage du tourisme était le double de celui du Québec. En décembre, il était d’à peine un demi point de pourcentage plus élevé que celui du Québec. La baisse vertigineuse du taux de chômage en tourisme alors que le secteur est en déficit de plus de 110 000 emplois témoigne de la perte d’une part importante du bassin de main-d’œuvre requis pour la reprise du secteur touristique.

 

 

Notes : 

  • Compte tenu des importantes fluctuations mensuelles de l’emploi en tourisme, le CQRHT utilise les données non désaisonnalisées. Pour cette raison, les informations peuvent varier de celles présentées par d’autres sources qui pourraient être basées sur les données désaisonnalisées. 
  • Il est à noter que les données de l’EPA peuvent sous-estimer grandement l’état réel de la situation.

  • Dans l’Enquête sur la population active, un chômeur est défini comme une personne qui, au cours de la période de référence : 1) avait été mise à pied temporairement, mais s’attendait à être appelée au travail et était disponible pour travailler; 2) était sans emploi, avait activement cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines et était disponible pour travailler; ou 3) devait commencer un nouvel emploi dans les quatre semaines suivant la période de référence et était disponible pour travailler. On peut comprendre que dans le contexte de la COVID-19 et du confinement, un grand nombre de travailleurs n’étaient pas en recherche active d’emploi.
  • Source :  Données de l’Enquête sur la population active (EPA) extraites par RH Tourisme Canada et compilées par le CQRHT. Les extractions sont réalisées en fonction des codes SCIAN d’industrie tel que défini par le Compte satellite du tourisme de (Statistique Canada). Les codes d’industrie utilisés pour délimiter le tourisme sont composés des secteurs industriels qui cesseraient d’exister ou qui observeraient une baisse significative de leurs activités en conséquence directe de l’absence de touristes.

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